Lauréates et lauréats des Prix Mosaïque 2026
Les prix Mosaïque, anciennement les prix Reconnaissance, honorent des personnes diplômées de chacune des facultés et de l’École des sciences de la gestion pour leur engagement professionnel, l’incidence de leurs réalisations et leur rayonnement.
Récipiendaires

Monika Ille
Cheffe de la direction, APTN
Baccalauréat psychosociologie de la communication
Faculté de communication
Biographie
Monika Ille est une figure majeure du paysage médiatique canadien et une pionnière de la représentation autochtone dans les médias. Membre de la Première Nation des Abénakis d’Odanak, elle œuvre au sein d’APTN (Aboriginal Peoples Television Network) depuis plus de 23 ans et en assure la direction à titre de cheffe de la direction depuis 6 ans, APTN étant le premier télédiffuseur autochtone national au monde.
Au fil de son parcours, elle a contribué à structurer et à faire croître APTN pour en faire un acteur incontournable de l’industrie audiovisuelle canadienne. Sous sa direction, le réseau s’est imposé comme une plateforme essentielle pour la diffusion de contenus ancrés dans les réalités autochtones, rejoignant des publics à l’échelle du pays et contribuant à une meilleure représentation des cultures et des voix autochtones.
Avant d’occuper ses fonctions actuelles, elle a travaillé à la Société Radio-Canada et à l’Office national du film du Canada, où elle a notamment participé à la mise en place de programmes de formation destinés aux cinéastes autochtones.
Reconnue pour son leadership, Monika Ille agit également à titre d’arbitre au Conseil canadien des normes de la radiodiffusion et s’implique activement dans plusieurs instances du secteur médiatique. Son travail a été salué par de nombreuses distinctions, dont la médaille du couronnement du roi Charles III, ainsi que par sa présence dans des classements des personnalités les plus influentes de la télévision canadienne.
Par son engagement et sa vision, elle contribue à transformer durablement le paysage médiatique canadien, en plaçant les récits autochtones au cœur des conversations culturelles et publiques.

France Labelle
Cofondatrice et directrice, Refuge des jeunes de Montréal
B.Sc. enseignement en histoire
Faculté des sciences humaines
Biographie
Depuis près de quarante ans, France Labelle se consacre à soutenir des jeunes en situation d’itinérance. Cofondatrice du Refuge des jeunes de Montréal en 1989 et directrice générale depuis 1992, elle a contribué à bâtir un organisme devenu une référence dans l’accompagnement des jeunes adultes en difficulté.
Chaque année, le Refuge accueille des centaines de jeunes et leur offre bien plus qu’un hébergement d’urgence, soit un accompagnement psychosocial, des repas ainsi qu’un soutien à la réinsertion sociale. Depuis sa création, l’organisme a aidé des dizaines de milliers de jeunes à traverser des périodes critiques et à retrouver des conditions de vie plus stables.
Engagée depuis le début de sa carrière dans la lutte contre l’itinérance, elle s’implique dès la fin des années 1980 au sein du RAPSIM (Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal), contribuant à faire émerger le projet du Refuge. Elle n’a cessé depuis de porter ces enjeux dans l’espace public et de sensibiliser aux réalités vécues par les jeunes en situation de grande vulnérabilité.
Elle est également autrice de deux ouvrages, La rue, un chemin tracé d’avance? (2009), cosigné avec Christian Levac, et Le Refuge des jeunes de Montréal. Trente ans en pays d’itinérance (2020), dans lesquels elle donne la parole aux jeunes et aux intervenant·es, offrant un éclairage direct sur leurs parcours.
Son engagement a été reconnu par plusieurs distinctions, dont l’Ordre du Canada (2016), l’Ordre de Montréal (2017), le prix Persillier-Lachapelle (2013) et le prix Robert-Sauvé (2002).
Par son action, France Labelle incarne un leadership profondément humain, ancré dans le terrain et porté par une conviction constante, soit que derrière chaque parcours marqué par la rue, il existe une possibilité de reconstruction.

Christian Mérat
Entrepreneur et dirigeant
B.Sc.A. informatique et génie logiciel
Faculté des sciences
Biographie
Christian Mérat est un entrepreneur en série qui s’est imposé dans l’écosystème technologique québécois en développant des solutions logicielles et en intelligence d’affaires, principalement destinées aux organisations souhaitant optimiser leurs opérations et leur performance. Diplômé de l’UQAM en 2011, il a cofondé et dirigé plusieurs entreprises, dont Alto Expert, Moov AI et GSoft (aujourd’hui Workleap), spécialisées dans la conception d’outils numériques à forte valeur ajoutée pour la gestion, l’analyse de données et la prise de décision. Son approche repose sur l’innovation, l’optimisation des processus et une compréhension fine des besoins concrets des milieux d’affaires.
Son parcours l’a également mené à s’impliquer dans le développement de technologies liées à l’intelligence artificielle. Associé à l’entreprise Moov AI, où il agit notamment à titre de chef de la technologie, il contribue à démocratiser l’usage de l’IA auprès des entreprises et à en faire un levier d’efficacité et de transformation.
Son parcours se distingue par une approche orientée vers l’action et la création de valeur, tant sur le plan technologique que commercial. En développant des produits spécialisés et en accompagnant des entreprises dans leur transformation numérique, il contribue activement à la croissance et à la compétitivité du secteur.
Parallèlement à ses activités professionnelles, Christian Mérat s’engage activement dans sa communauté. À travers la Fondation Mérat, qu’il a créée, il soutient des organismes de la Rive-Sud de Montréal œuvrant auprès de personnes en situation de vulnérabilité.
À la croisée de l’innovation technologique et de l’engagement social, il incarne une génération d’entrepreneurs pour qui la réussite s’accompagne d’une contribution tangible à la collectivité.

Ariane Moffatt
Autrice, compositrice, interprète, actrice
Baccalauréat musique (pratique artistique)
Faculté des arts
Biographie
Figure incontournable de la scène culturelle québécoise, Ariane Moffatt s’impose depuis plus de vingt ans comme une artiste à la fois populaire et profondément innovante. Révélée en 2002 avec Aquanaute, un premier album vendu à plus de 100 000 exemplaires et certifié platine, elle remporte dès ses débuts trois prix Félix, dont Révélation de l’année et Album pop-rock de l’année, marquant durablement le paysage musical québécois.
Au fil des années, elle enchaîne les projets marquants, dont Tous les sens (2008), qui lui vaut notamment un prix Juno et le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros, confirmant son rayonnement au-delà du Québec. Artiste aux multiples facettes, elle collabore à des productions télévisuelles et scéniques, participe à des projets collectifs et s’implique activement dans la transmission auprès de la relève, en particulier par l’enseignement de l’écriture de chansons.
Toujours là où on ne l’attend pas, elle explore différents formats, de la création originale à la reprise, en passant par la direction artistique de spectacles d’envergure. Par son authenticité et ses prises de parole sur des enjeux liésà l’identité, à la famille et à la diversité, elle contribue à faire évoluer les représentations et à ouvrir des espaces de dialogue. Son rayonnement dépasse largement les frontières du Québec, confirmant sa place parmi les artistes les plus influentes et respectées de sa génération.

Audrey Murray
Présidente-directrice générale, Commission de la construction du Québec
LL.B.
Faculté de science politique et de droit
Biographie
Audrey Murray est une gestionnaire reconnue pour son leadership dans la transformation des organisations publiques et du marché du travail. Nommée présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ) en octobre 2023, elle dirige une institution clé de l’économie québécoise, au cœur d’une industrie qui emploie plus de 200 000 travailleuses et travailleurs.
Forte de plus de 25 ans d’expérience dans des environnements complexes, dont plus de 20 ans à la CCQ où elle a occupé plusieurs postes stratégiques, elle possède une connaissance fine de cet écosystème. Elle a également été sous-ministre du Tourisme du Québec et présidente de la Commission des partenaires du marché du travail de 2018 à 2022. Elle y a contribué à l’élaboration de stratégies structurantes pour répondre aux enjeux de main-d’œuvre et soutenir le développement économique du Québec.
Membre du Barreau du Québec, elle est reconnue pour son leadership, sa rigueur et son engagement envers l’innovation et la diversité. À la tête de la CCQ, elle pilote des transformations importantes, notamment en matière d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. Elle s’engage aussi à favoriser une plus grande inclusion dans le secteur, alors que la présence des femmes, bien qu’en progression, demeure encore limitée dans les métiers de la construction.
Impliquée de longue date dans les milieux culturel et touristique, elle siège à plusieurs conseils d’administration, dont La Caisse (CDPQ), Tourisme Montréal, et préside celui du Théâtre Duceppe.
Par son action, Audrey Murray contribue à faire évoluer une industrie stratégique vers des pratiques plus inclusives, performantes et adaptées aux réalités contemporaines.

Eve Paré
Directrice générale, Adisq
M.Sc. économique ; B.Sc. économique
École des sciences de la gestion
Biographie
Eve Paré est une dirigeante reconnue pour sa capacité à naviguer des environnements complexes et à faire converger les intérêts d’acteurs variés autour d’enjeux stratégiques. Nommée directrice générale de l’Adisq en 2021, elle représente aujourd’hui les entreprises de l’industrie musicale québécoise et contribue activement à son positionnement dans un contexte de transformation numérique et de mutation des modèles de diffusion.
Le fil conducteur de sa carrière repose sur la défense des intérêts d’organisations et de groupes qu’elle représente, en misant sur le dialogue, la concertation et la recherche de solutions durables. Avant de se joindre à l’Adisq, elle a dirigé pendant près de neuf ans l’Association des hôtels du Grand Montréal, où elle a notamment piloté des dossiers majeurs, dont l’encadrement réglementaire de l’hébergement touristique. Économiste de formation, elle amorce sa carrière dans le milieu associatif, où elle développe une expertise en affaires publiques, en représentation et en gestion de crise.
Son parcours, ancré dans une compréhension fine des enjeux économiques et humains, l’amène à intervenir à l’intersection de la culture, du tourisme et des politiques publiques. Administratrice engagée, elle siège à plusieurs conseils d’administration, dont le Partenariat du Quartier des spectacles, Aéroport de Montréal et la Fondation UQAM.
Par son leadership, Eve Paré contribue à faire reconnaître la musique comme un levier économique et culturel essentiel, tout en favorisant le dialogue entre industrie, institutions et société.

Patrizia Vinci
Organisatrice et mobilisatrice en milieu communautaire au Centre de formation populaire
Microprogramme de deuxième cycle en éducation et formation des adultes
Faculté des sciences de l’éducation
Biographie
Patrizia Vinci est une figure féministe engagée du milieu communautaire montréalais, où elle œuvre depuis plus de vingt ans auprès de personnes issues de parcours migratoires variés et confrontées à des réalités complexes. Son travail s’inscrit principalement au sein d’organismes ancrés dans des contextes interculturels, où elle agit comme facilitatrice de dialogue et de transformation sociale.
Au fil des années, elle a contribué à faire avancer des enjeux liés à l’égalité, aux violences systémiques et à la reconnaissance des expériences vécues par des personnes souvent peu entendues. Sa pratique repose sur une approche d’éducation populaire, centrée sur l’écoute, la prise de parole et la capacité d’agir, en créant des espaces où les expériences individuelles deviennent des leviers d’action collective.
Diplômée de l’UQAM à la suite d’un retour aux études, elle incarne l’importance de la formation continue et du dialogue entre savoirs académiques et expériences de terrain. Son parcours, qui inclut également des études en langues et cultures asiatiques, témoigne d’une curiosité et d’une ouverture sur le monde qui nourrissent son engagement.
Par son action, Patrizia Vinci contribue à renforcer les solidarités et à faire évoluer les pratiques vers des approches plus inclusives, en plaçant l’humain, l’écoute et l’action collective au cœur de ses interventions.