S’assumer pour mieux rayonner

Le parcours de Maxence Garneau témoigne qu’une carrière peut parfois emprunter des chemins inattendus. Diplômé en télévision de l’UQAM, il rêvait de travailler devant la caméra. Il commence pourtant sa carrière derrière les projecteurs, comme recherchiste sur plusieurs productions québécoises. Pendant plus de six ans, il affine son regard, développe son sens de la création de contenu et découvre les rouages du milieu télévisuel, tout en gardant bien vivant son objectif de devenir un jour animateur ou chroniqueur.

La suite arrive là où il ne l’attend pas.

En 2020, pendant la pandémie, il s’amuse à recréer, avec les moyens du bord, certains des looks les plus emblématiques de Céline Dion. Ce qui commence comme un simple projet créatif prend rapidement de l’ampleur. Ses publications attirent l’attention de médias d’ici et d’ailleurs, notamment eTalk, Sucré Salé et même Paris Match Belgique. Ce succès marque un véritable tournant et le mène progressivement de l’autre côté de la caméra.

Quelques années plus tard, il participe d’abord aux Traîtres, puis à Si on s’aimait Célébrités. Ces deux émissions le font entrer dans le quotidien de nombreux Québécois et Québécoises. Ces expériences lui permettent non seulement de se faire connaître, mais aussi d’aborder, à heure de grande écoute, des réalités touchant les personnes queer et de créer un lien privilégié avec le public. À la fin de son aventure dans Les Traîtres, il quitte d’ailleurs le jeu avec une phrase qui résume bien sa façon d’occuper l’espace médiatique : « Je suis fabulous, je suis queer, je suis traître! » 

Cette notoriété lui ouvre ensuite les portes de la chronique télé. À l’automne 2025, il rejoint l’équipe de Salut Bonjour à titre de collaborateur. D’autres projets suivent rapidement, notamment comme chroniqueur à Pop ou rien! sur Noovo et à Au-delà du sexe sur Télé-Québec. Pour celui qui rêvait de télévision depuis ses études à l’UQAM, ces collaborations marquent une étape importante, car il peut enfin vivre du métier qu’il souhaitait exercer. « C’était l’occasion pour moi de montrer que je n’étais pas juste une personnalité de téléréalité, mais que j’avais encore plus à partager. » 

Au-delà de son travail à la télévision et de sa présence sur les réseaux sociaux, où il rassemble aujourd’hui plus de 100 000 personnes, Maxence choisit d’utiliser sa visibilité pour faire avancer les conversations sur la diversité sexuelle et de genre. 

Depuis l’hiver 2025, il présente dans les écoles sa conférence S’assumer pour briller. Il y partage son histoire et sa réalité en tant que personne queer. Présenter cette conférence à la polyvalente de Normandin, où il a lui-même étudié, revêt une signification toute particulière pour lui. « Au final, le message de ma conférence, c’est simplement de rappeler aux jeunes l’importance d’oser être pleinement soi-même. »   

En mai 2025, il fait la couverture du magazine Fugues sous le titre Combattre l’homophobie en étant soi-même. Une reconnaissance qui symbolise, pour lui, le chemin parcouru et la possibilité d’utiliser sa visibilité pour susciter le dialogue. 

Du travail de recherchiste aux plateaux de tournage, des réseaux sociaux aux conférences dans les écoles, Maxence Garneau a construit une carrière fidèle à qui il est. En choisissant de faire de l’authenticité un moteur de son engagement, il rappelle qu’il est possible de prendre sa place, de contribuer à faire évoluer les mentalités et d’inspirer les autres, simplement en étant soi-même.