Prix Mosaïque 2024

Les prix Mosaïque, anciennement les prix Reconnaissance, honorent des personnes diplômées de chacune des facultés et de l’École des sciences de la gestion pour leur engagement professionnel, l’incidence de leurs réalisations et leur rayonnement.

Récipiendaires

Melissa Mongiat

Cofondatrice de Daily tous les jours

Baccalauréat en design graphique, 2002
Faculté des arts

Biographie

Melissa Mongiat est cofondatrice de Daily tous les jours, un studio d’art et de design montréalais, dont les créations originales ont essaimé dans les institutions et les espaces publics de plus de 60 villes du monde. Combinant nouvelles technologies, expérience sensorielle et participation collective, les projets développés sous sa gouverne – telles les fameuses balançoires musicales – ont récolté de nombreuses distinctions. Avant de fonder ce studio, elle a travaillé à Londres sous le label Milk and Tales. Active dans les communautés du design et des nouveaux médias, organisant des conférences, des ateliers et des consultations, la designer, récipiendaire de prix et de bourses prestigieuses, contribue assurément à réinventer l’art public. En plus de son travail dans le domaine du design, Melissa est passionnée par la photographie de rue et publie régulièrement ses œuvres sur les réseaux sociaux pour partager sa vision artistique avec le public.

Myrlande Pierre

Vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec

Maîtrise en sociologie, 2001 ; Baccalauréat en animation et recherche culturelle, 1996
Faculté de communication

Biographie

Madame Pierre est une experte reconnue à l’échelle nationale et internationale dans le domaine de l’immigration et de l’intégration socioéconomique, en particulier des minorités racisées. Sociologue de formation, elle est membre de la Canadian Sociological Association et a été chercheure associée au Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l’UQAM pendant de nombreuses années. Avant de rejoindre la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Myrlande Pierre a occupé divers postes de conception et de mise en œuvre de politiques publiques, notamment au ministère Citoyenneté et Immigration Canada, au ministère de la Sécurité publique et protection civile du Canada, de Patrimoine canadien et autres organismes d’État du gouvernement fédéral. Elle a également travaillé au Conseil des relations interculturelles du Gouvernement du Québec (2000-2003) et a réalisé des études sur la représentation politique des minorités ethnoculturelles et les enjeux touchant les communautés noires au Québec. Elle a été présidente de la Table sur la Diversité, l’inclusion et la lutte contre les discriminations (2018-2019) et membre du Conseil des Montréalaises (2004-2008). Madame Pierre a reçu plusieurs distinctions, dont la Médaille de l’Assemblée nationale, le Prix Rosa Parks pour l’Amérique et le prix Opale Diversité, pour son engagement dans la promotion de la diversité et de la participation démocratique au sein de la société québécoise.

Géhane Kamel

Coroner au Bureau du coroner à Montréal

Baccalauréat en droit, 2004
Faculté de science politique et de droit

Biographie

Avant d’entreprendre ses études en droit, Géhane Kamel a d’abord exercé les fonctions d’éducatrice spécialisée au sein du Centre jeunesse de Montréal. Devenue avocate, elle se spécialise en droit de la famille et du travail, pour ensuite développer une expertise en droit de la santé et corporatif au sein de l’Institut de cardiologie de Montréal. En 2017, le gouvernement du Québec la nomme coroner permanente au Bureau du coroner à Montréal. Reconnue pour son intégrité, son audace et son franc-parler, Mme Kamel a présidé des enquêtes publiques sur des événements tragiques et largement médiatisés, tels que la mort de Joyce Echaquan en 2020 ainsi que les décès survenus dans les milieux de vie pour aînés lors de première vague de COVID-19. L’importance de ses enquêtes, ainsi que l’impact et la portée de ses recommandations, font d’elle une figure bien connue sur la scène publique. Bien que la coroner préfèrerait – et de loin – « rester dans l’ombre des défunts », son engagement et son courage lui ont valu d’être nommée personnalité de l’année en 2021 par le journal Le Devoir ainsi que par le magazine L’actualité.

Diane Séguin

Directrice générale de la biologie/ADN au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec

Maîtrise en biologie, 1993
Lauréate de la Faculté des sciences

Biographie

Comptant plus de 25 années d’expérience dans le domaine de la biologie judiciaire, Diane Séguin dirige actuellement une équipe de plus de 90 personnes hautement spécialisées dans l’identification par empreintes génétiques. Ses compétences en analyse d’ADN, ainsi que sa maîtrise des innovations développées dans ce domaine, lui permettent de superviser une équipe dont la mission principale est l’alimentation de la Banque nationale de données génétiques (BNDG). Chaque année, ce sont plus de 4 000 profils génétiques, issus de scènes de crime au Québec, qui sont versés à la BNDG.  Les avancées technologiques et les nouveaux outils implantés au sein du Laboratoire que dirige Diane Séguin s’avèrent particulièrement précieux lors d’enquêtes visant la recherche de suspects dans des dossiers de meurtres et d’agressions sexuelles, la résolution d’anciens crimes jusque-là non élucidés (« cold cases ») ou encore l’identification de victimes lors de drames ou de catastrophes. Ainsi, parmi les dossiers ayant monopolisé l’expertise de son équipe, figurent les décès de masse qui ont marqué le Québec, soit ceux de Lac-Mégantic en juillet 2013, de L’Isle-Verte en janvier 2014 et plus récemment de l’incendie du Vieux-Montréal en 2023.

Yves Ouellet 

Président-directeur général de l’Autorité des marchés financier

Maîtrise en économique, 1994
École des sciences de la gestion

Biographie

Yves Ouellet possède une vaste expérience au sein de la fonction publique québécoise au sein de laquelle il évolue depuis plus de trois décennies. Avant de rejoindre l’Autorité des marchés financiers, il a assumé le rôle de premier fonctionnaire de l’État québécois, à titre secrétaire général et greffier du Conseil exécutif. Il a également été président-directeur général de la Société québécoise des infrastructures et a occupé plusieurs autres postes hautement stratégiques au sein des ministères du Conseil exécutif, comme secrétaire général associé, du Conseil du trésor comme secrétaire, des Ressources naturelles et de la Faune comme sous-ministre ainsi qu’au ministère des Finances.  À titre de Président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers, il assure la direction et la gestion de l’Autorité, laquelle agit pour l’intégrité du secteur financier québécois, et veille à son bon fonctionnement de manière à protéger les consommateurs de produits et services financiers.

Marjolaine Dupuis

Directrice générale du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île

Baccalauréat en éducation au préscolaire et enseignement au primaire, 1989
Faculté des sciences de l’éducation

Biographie

Marjolaine Dupuis est reconnue pour son leadership positif, son engagement envers la réussite des élèves et son investissement dans les projets éducatifs visant la réduction des inégalités.  Après avoir enseigné en adaptation scolaire au primaire et au secondaire pendant près de 10 ans, elle a gravi les échelons en devenant directrice adjointe, puis directrice de plusieurs écoles primaires.  Ses compétences l’amènent ensuite à faire le saut dans le Réseau des écoles de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies, dont elle assurera la direction, avec vision et conviction. Incarnant les valeurs de collaboration, d’équité et de justice sociale, sa nomination en tant que directrice générale du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île a été saluée par ses pairs, qui ont confiance en sa capacité à mener l’organisation avec bienveillance et à relever les défis que représentent l’éducation et la diplomation sur le territoire de l’Est de Montréal.

Kim O’Bomsawin

Cinéaste, documentariste, scénariste abénakise, présidente de Terre Innue

Maîtrise en sociologie, 2011
Faculté des sciences humaines

Biographie

Cinéaste abénakise, Kim O’Bomsawin s’intéresse aux réalités des Premiers Peuples et à la mise en valeur de leurs cultures et de leurs histoires. Son premier documentaire, La ligne rouge (2014), explore le parcours de jeunes hockeyeurs autochtones et les impacts qui en résultent sur eux-mêmes et leur communauté. Elle réalise ensuite Ce silence qui tue (2018), qui lève le voile sur la disparition et le meurtre de femmes autochtones au Canada. On lui doit également le documentaire Je m’appelle humain (2020), portant sur la poétesse innue Joséphine Bacon, auréolé de nombreuses récompenses, dont quatre prix Gémeaux. Enfin, dans la série Laissez-nous raconter (2022), la cinéaste donne la parole à onze communautés, dont les récits permettent d’appréhender toute la richesse des langues, valeurs, spiritualités et modes de vie des Premiers Peuples. Cinéaste engagée, Kim O’Bomsawin est aussi une sociologue active, prenant part aux débats publics et se portant à la défense des droits des Premiers Peuples, en particulier des femmes, en participant à diverses initiatives et comités consultatifs.

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